La « rémotion » comme promotion
La « rémotion » comme promotion

La « rémotion » comme promotion

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Maj Buyst, Directeur chez Robert Half, revient sur la « rémotion », le fait de faire un pas en arrière pour mieux mettre en avant ses capacités. La « rémotion » permet presque toujours à l’employé d’être plus heureux et plus productif.

Dans la vie, chacun passe par différentes phases qui apportent toujours un nouveau regard sur la vie, le travail ou la famille… Des périodes qui trouvent souvent leur origine dans des moments de grands changements ou dans des événements marquants au niveau personnel comme la naissance d’un enfant, un parent qui décède ou un nouveau partenaire. Au travail, une promotion fait elle aussi partie de ces événements qui ont un impact profond sur les personnes.

Car la nouvelle vision de notre vie personnelle ou professionnelle chamboule aussi souvent nos besoins et nos aspirations. On se retrouve ainsi devant des responsabilités supplémentaires. Certains éléments, auxquels nous n’avions jamais pensé jusque-là, peuvent devenir essentiels. Si beaucoup de personnes apprécient les nouveaux défis, d’autres les verront comme un pas de trop, plutôt négatif, bien au-delà de leur zone de confort.

Or, dans une entreprise classique organisée de manière hiérarchique, le fonctionnement est assez simple : vous commencez en bas de l’échelle et vous travaillez pour monter en grade. Souvent, après une période définie, vous recevez une promotion pour ne pas vous donner le sentiment que vous stagnez dans votre position. Cette approche verticale peut toutefois amener la « bonne personne au bon endroit » à ne plus pouvoir faire appel aux qualités qui faisaient d’elle un collaborateur ou une collaboratrice appréciée.

L’individu qui ne se sent plus à sa place devient la plupart du temps malheureux, avec des effets néfastes pour l’employé bien sûr, mais aussi pour le reste de l’organisation. La solution est à la fois simple et complexe : tenter ensemble de trouver un nouveau trajet qui permettra au collaborateur de s’épanouir au mieux. C’est simple et élégant, et pourtant cela se passe trop rarement car on considérera qu’il s’agit d’un recul, d’un échec, d’une « démotion » à la connotation négative.

Je plaide donc plutôt pour la notion de « rémotion » : un système dans lequel le collaborateur peut lui-même indiquer quel chemin de carrière il souhaite suivre. Au lieu de le pousser uniquement vers le haut, il convient de lui laisser la possibilité de gravir les échelons de manière horizontale. Plutôt que de lui offrir une toute nouvelle fonction, avec de nouvelles responsabilités, approfondissons sa fonction actuelle. L’employé aura ainsi l’opportunité de se spécialiser et d’élargir son domaine de connaissances.

Comme spécialiste, cet employé pourra assister ses collègues. D’autres collaborateurs pourront le contacter s’ils ont besoin d’aide. Vous lui donnerez ainsi une vraie possibilité de s’approprier un domaine stratégique au sein de l’entreprise. Bien sûr, il faut alors disposer d’une mobilité interne suffisante et accepter que certaines tâches puissent être confiées à une personne qui sera mieux à même de les réaliser avec succès.

A court terme, ce genre de jobcrafting offrira un avantage dans la « Guerre des Talents ». En effet, les jeunes recrues prometteuses sont courtisées par nombreuses entreprises : il n’y a aucun mal à disposer d’un atout supplémentaire dans un monde du recrutement où la flexibilité est toujours plus importante (du côté de l’employé, comme de l’employeur). Selon notre étude précédemment publiée, un employé belge sur quatre serait d’accord de gagner moins en échange du travail de ses rêves. Ce sont principalement les managers (48 %) et les profils séniors (47 %) qui envisageraient une telle évolution. Quatre collaborateurs sur dix seraient en outre convaincus par un package salarial flexible.

La flexibilité est en effet le mot clé. Nous devons nous défaire du concept classique de l’ascension hiérarchique verticale. Quelqu’un qui est heureux dans la fonction qu’il occupe avec succès doit pouvoir l’approfondir. Il gagnera ainsi en importance et pourra apporter de la valeur ajoutée à l’entreprise. Dans une carrière professionnelle, faire un pas en arrière ou décider de manière réfléchie qu’une situation n’est plus optimale ne doit plus être vécu comme un échec. Chacun a une vision différente du job de ses rêves. Celle-ci évolue d’ailleurs au fil de la carrière. Il faut surtout bien identifier les facteurs qui nous permettront d’aller travailler tous les jours le sourire aux lèvres.
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